Fiscalité automobile : ce qui change pour les entreprises en 2026

La fiscalité des flottes automobiles continue de se durcir en 2026. L’objectif est clair : réduire les émissions de CO², accélérer le verdissement des parcs et orienter durablement les choix de véhicules vers des solutions plus vertueuses. Ces changements ne sont pas uniquement réglementaires : ils ont un impact direct sur les coûts, la stratégie de renouvellement des flottes et la conformité fiscale.

Renforcement des taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme

Les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme poursuivent leur montée en puissance. Elles deviennent plus pénalisantes pour les véhicules thermiques et hybrides fortement émetteurs, renforçant l’écart de coût avec les véhicules à faibles émissions.
Ainsi, le TCO des véhicules polluants augmente mécaniquement année après année.

Malus CO² renforcé à l’immatriculation

Le malus écologique franchit un nouveau cap en 2026 : le seuil de déclenchement est abaissé à 108 g/km et le malus peut atteindre 80 000 € pour les véhicules les plus polluants.
Ce durcissement rend certains modèles économiquement dissuasifs dès l’achat ou la première immatriculation, en particulier pour les flottes renouvelées fréquemment

Malus au poids durci

Le malus au poids devient plus strict, applicable désormais dès 1 500 kg et concerne un nombre élargi de véhicules. Cette mesure souligne l’importance de prendre en compte le poids des véhicules comme critère stratégique.

Taxe annuelle incitative pour les grandes flottes

Pour les entreprises de plus de 100 véhicules, une taxe annuelle incitative oblige à déclarer la flotte et à atteindre un objectif minimal de véhicules à faibles émissions (VFE), porté de 15 % à 18 %. Le non-respect de ce seuil peut entraîner des pénalités allant jusqu’à 4 000 € possibles (sous condition) par véhicule manquant.

Plafond d’amortissement déductible différencié

Les plafonds d’amortissement déductible sont maintenus, mais différenciés selon la motorisation :

  • Véhicules électriques : jusqu’à 30 000 €
  • Véhicules hybrides rechargeables : 20 300 €
  • Véhicules thermiques : 18 300 €

Suramortissement prolongé des véhicules propres

Le suramortissement des véhicules propres et prolongé jusqu’en 2027, offrant ainsi la possibilité de déduire jusqu’à 140 % du coût des véhicules électriques ou hybrides éligibles.

 

Ces évolutions montrent clairement que la fiscalité est un levier stratégique pour gérer les coûts, sécuriser la conformité et accompagner la transition énergétique. Anticiper ces changements est donc essentiel pour optimiser la gestion de votre flotte.

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